Quiberon. Agressée, elle ne peut payer ses soins dentaires trop chers

Quiberon. Agressée, elle ne peut payer ses soins dentaires trop chers

Noëlie a été tabassée à Rennes. L’agresseur de cette Quiberonnaise de 25 ans n’a pas été retrouvé. Elle a une dizaine de dents cassées et peine à payer la facture.

Le 6 avril dernier, Noëlie à vécu un calvaire. Il est 6h30, ce dimanche matin. Cette Quiberonnaise de 25 ans sort d’une discothèque à Rennes où elle a passé la soirée avec sa soeur et une amie.

« Il n’y avait plus de taxi, alors on a décidé de rentrer à pied. On a croisé un homme qui a commencé à nous coller. Il était de plus en plus insistant, ne voulait plus nous lâcher. J’ai eu peur pour ma petite soeur de 19 ans. Alors j’ai fini par lui demander de dégager. C’est là qu’il m’a donné un coup de pied au visage », relate Noëlie d’une voix étreinte par l’émotion.

Dix dents cassées

Après, elle ne se souvient plus de rien. Sa soeur et son amie lui ont raconté plus tard qu’elle a été projetée sur le trottoir. Un témoin passe en voiture. Il alerte les pompiers. Noëlie est transportée à l’hôpital. Elle y reste une semaine.

On lui opère le maxillaire, qui a été brisé au milieu. Sa mâchoire est déplacée. Et une dizaine de dents ont été cassées dans la violence du coup. « Le type mesurait un bon mètre quatre-vingt-dix. Avec mes 1,51 m, je ne pesais pas bien lourd en face. »

Arrêt des soins

Sortie de l’hôpital, elle porte plainte à l’hôtel de police. L’agresseur n’a pas été retrouvé et l’enquête est toujours en cours. Depuis, Noëlie galère. Pour se faire soigner les dents, elle doit débourser plus de 6 000 €. Si sa mutuelle prend en charge 1 100 € et la sécurité sociale 2 000 €, il lui reste environ 3 000 € à sa charge.

Saisonnière dans une conserverie de Quiberon, Noëlie ne dispose pas d’une telle somme. Elle avait commencé des soins qu’elle a dû arrêter. Elle a contacté les services sociaux qui lui ont conseillé de s’adresser à l’association d’aide aux victimes d’infractions (Adavi). « Mais pour bénéficier d’une aide du fonds de garantie des victimes, lui a-t-on dit, il faut au moins trente jours d’interruption de travail ou bien un handicap à vie. »

Révoltée

« Je trouve ça exagéré que ce soit à moi de payer », s’étonne la jeune femme. Cet été, elle avait l’intention de trouver un deuxième emploi lors de ses jours de congé, en restauration par exemple. Mais avec ses dents cassées, elle a abandonné ce projet.

Chantal, la mère de Noëlie, est révoltée. « Avant on pensait que ça n’arrivait qu’aux autres. Aujourd’hui, on a vraiment l’impression de n’être pas entendues. On travaille dur, on cotise, et on ne peut même pas prendre soin de nos enfants. »

Oust-france.fr

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